H5N1 / 12 Questions Réponses par l’anses

Q1 : Qu’est-ce que l’influenza aviaire ?

L’influenza aviaire, appelée également grippe aviaire, est une maladie infectieuse, provoquée par le virus H5N1, très contagieuse pour les oiseaux. Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, des atteintes importantes pouvant aboutir rapidement à la mort de l’animal. L’influenza aviaire fait partie des MRLC (*), sa déclaration aux services vétérinaires est donc obligatoire.

(*) MRLC : Maladies réputées légalement contagieuses à l’intérieur d’une espèce selon la définition internationale de l’OIE.

Q2 : Quelles sont les espèces concernées ?

Toutes les espèces d’oiseaux, domestiques ou sauvages sont sensibles à cette maladie. Les oiseaux migrateurs constituent un vecteur de diffusion des virus qui peuvent atteindre les élevages de volaille.

Q3 : Quels sont les signes cliniques ?

Les formes graves se traduisent par une atteinte importante de l’état général des oiseaux. Des symptômes respiratoires, digestifs et / ou nerveux, peuvent y être associés. En cas de baisse de productivité ou de mortalité anormales, les éleveurs doivent contacter leur vétérinaire. La sévérité des signes cliniques laisse peu de risque à ce qu’un cas de H5N8 passe inaperçu.

Q4 : Comment circule le virus ?

Le virus H5N1 peut être introduit dans un élevage par l’intermédiaire des véhicules, du matériel, des personnes, des fientes, des résidus d’élevage et d’oiseaux malades.

Le virus se transmet entre oiseaux contaminés et oiseaux sains principalement par contact direct, notamment via les sécrétions respiratoires et les déjections des animaux infectés, mais aussi de façon indirecte par contact avec des surfaces ou matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et des mains ou des vêtements souillés).

Q5 : Comment les éleveurs protègent leur élevage ?

L’application rigoureuse des règles d’hygiène est primordiale. Pour protéger son exploitation, l’éleveur ne doit y laisser entrer que des camions et du matériel nettoyés et désinfectés. Des consignes strictes sont données pour l’entrée dans les élevages : obligation de porter une tenue vestimentaire et des chaussures exclusivement réservées à cet effet (sur-Chaussure, charlottes, combinaisons de protection). Les aliments et les céréales sont stockés dans des silos dont le contenu est inaccessible aux oiseaux sauvages. Toutes ces mesures bien appliquées ont permis aux professionnels d’éviter tout problème sanitaire depuis de très nombreuses années quelque soit le type d’élevage.
Par ailleurs, des contrôles sont réalisés par les entreprises, les vétérinaires et par les services de l’Etat.

Q6 : L’homme peut-il contracter le virus ?

Comme rappelé par les pouvoirs publics, nous ne sommes pas en situation de pandémie et il n’y a aucun cas de transmission d’homme à homme de l’influenza aviaire. Il s’agit d’une épizootie qui concerne les oiseaux.

Q7 : Y a-t-il actuellement des cas en France ?

Oui, un cas d’influenza aviaire H5N1 a été découvert dans un élevage familial en Dordogne.

Q8 : L’influenza aviaire peut-elle arriver en France via les oiseaux migrateurs ?

L’ANSES suit les flux migratoires des oiseaux et pour l’instant aucun n’a été détecté.

Q9 : Faut-il enfermer nos volailles ?

Non, il n’y a pas lieu d’enfermer les volailles. La filière avicole française suit avec vigilance l’évolution de la situation avec l’administration. Un arrêté adopté en 2008 suite au précédent épisode d’influenza aviaire en Europe précise les mesures de protection et d’hygiène à mettre en place en fonction du risque. Ces mesures ne prévoient pas un enfermement obligatoire des volailles car les mesures de biosécurité mises en place sont suffisantes.

Q10 : Les volailles élevées en plein air sont-elles plus que d’autres susceptibles d’être touchées par l’influenza aviaire?

Les volailles élevées en plein air n’ont pas été touchées dans les précédents épisodes. En France, la grande majorité des volailles élevées en plein air sont des volailles sous signes officiels de qualité, obéissant à des cahiers des charges particulièrement contrôlés. Pour les volailles de plein air, l’approvisionnement des oiseaux en aliments et en eau de boisson doit se faire à l’intérieur d’un bâtiment ou au moyen de distributeurs disposés à l’extérieur mais protégés de telle façon que les oiseaux sauvages ne soient pas attirés et ne puissent pas accéder à ces dispositifs, ni les souiller

Q11 : Quelles sont les mesures de lutte en cas de foyer en France?

Les mesures de lutte sont définies au niveau communautaire.
Elles prévoient :
– En cas de suspicion en élevage, la mise sous surveillance de l’exploitation, la réalisation de prélèvements pour analyse, la réalisation d’une enquête épidémiologique.
– En cas de confirmation, l’abattage et la destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l’exploitation, le nettoyage et la désinfection de l’exploitation suivis d’un vide sanitaire de 21 jours, la mise en place de zones de protection (rayon de 3 km) et de surveillance (rayon de 10 km) autour de l’exploitation.
– Les éléveurs et les vétérinaires connaissent parfaitement cette procédure.

Q 12 : Y-a-t-il un risque à consommer de la volaille ou des œufs?

Non.

Pour en savoir plus :

– http://www.volaille-francaise.fr/
– http://www.sante.gouv.fr/
– http://www.agriculture.gouv.fr/
– http://www.anses.fr
– http://www.oie.int/fr
– http://plateforme-esa.fr

(Source anses)